Tout à l'heure, je me suis surprise, passant sur un pont, à regarder les nuages et à en chercher la forme. C'est quelque chose que je n'ai jamais beaucoup fait, même enfant. Surtout enfant, même. je crois que, paradoxalement (si j'en crois ce qu'on a l'habitude de dire), mon imagination se développe au fur et à mesure que je grandis, au fur de mes lectures, histoires, visionages de films aussi, tout ça.
Bref, j'y ai vu cette fois-ci un dragon et une tortue. Bon, la tortue, ça va pas chercher loin, je dois encore avoir la tête pleine des petits dieux, de Terry le Grand. Et puis, il y a deux tortues dans le jardin, on les regarde souvent. Donc bon.
Le dragon, par contre...Si quelqu'un a une idée de ce que ça peut vouloir dire...
En tous cas, cela m'a fait penser à une chanson d'Eros (Ramazzotti), que voici. Elle s'intitule "l'uomo che guardava le nuvole", autrement dit, l'homme qui regardait les nuages.
Io l'ho conosciuto bene,
l'uomo che guardava le nuvole
ci vedeva tante cose
in tutte quelle strane forme lui
ci vedeva un mondo nuovo
come un sogno lì da prendere
ma non ci arrivava mai.
Mi ricordo che un bel giorno
c'era un nuvolone candido
io le dissi sembra un orco
mentre a lui pareva un angelo
forse perchè ognuno vede
solo ciò che vuol vedere
e poi, un pò come la verità.
è una storia come un'altra
forse qualcuno l'ha sentita già
si può cambiare
eppure sempre uguale sarà
la storia dell'umanità.
E di nuvole
ne son passate ormai
e ne passeranno ancora più che mai
da qui
ne passeranno si.
Ora che sarà più vecchio
quel mio amico cuore nobile
cosa vede nel suo specchio
questo gli volevo chiedere
ma mi han detto che si è perso
nel limpido di un cielo terso
ormai..piu nessuno sa dov'è
Io l'ho conosciuto bene,
l'uomo che guardava le nuvole
forse per bisogno di amore
forse per bisogno di favole
e che in fondo ognuno crede
solo a cio che vuole credere
un po come la verità.
è una storia come un'altra
forse qualcuno l'ha sentita già
si puo cambiare
eppure sempre uguale sarà
la storia che ognuno nel tempo vivrà
Si puo cambiare eppure sempre uguale sarà
la storia dell'umanità.
E di nuvole ne son passate ormai
e ne passeranno ancora su di noi
Je l'ai bien connu
L'homme qui regardait les nuages
Il y voyait tant de choses
Dans ces formes étranges
Lui voyait un monde nouveau
Comme un rêve à prendre là
Mais il n'y arrivait jamais
Je me souviens qu'un beau jour
Il y avait un grand nuage blanc
Je lui ai dit on dirait un ogre
Alors que pour lui, il ressemblait à un ange
Peut-être parce que chacun
Ne voit que ce qu'il voudrait voir
Un peu comme la vérité
C'est une histoire comme une autre
Peut-être que quelqu'un l'a déjà entendue
Elle peut être changée
Mais l'histoire de l'humanité sera toujours la même
Et des nuages sont passés depuis
Et il en passera encore plus par ici
Maintenant qu'il doit être plus vieux
Cet ami au coeur noble
Que voit-il dans son miroir
Voilà ce que j'aimerais lui demander
On m'a dit qu'il s'était perdu
Dans la pureté d'un ciel clair
Désormais, plus personne ne sait où il est
Je l'ai bien connu
L'homme qui regardait les nuages
Peut-être par besoin d'amour
Peut-être par besoin de fables
Et que finalement chacun croit
Seulement en ce en quoi il veut croire
Un peu comme la vérité
C'est une histoire comme une autre
(etc)
bande-son : bien sûr que j'ai en moi comme un veau (ah bon?) avalé de travers, mais ne partons pas fâchés, ça n'en vaut vraiment pas la peine, tu sais...
humeur : qu'est-ce que vous pouvez me dire, à part que ça ne va jamais s'arranger, que ça ne fera jamais qu'empirer?