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Au revoir tristesse
Il y a plein de sortes de mélancolies. Il y a la mélancolie belle, celle des films qui se terminent ni bien ni mal, celle de Porco rosso, celle qui est jolie, mais que si elle pouvait rester dans les films, ce serait encore mieux (et que la vie soit pas radine pour nous en vrai bonheur pas mélancolique). Il y a la mélancolie esthétique, celle, peut-être parfois un peu forcée des poètes et des grands romantiques version 19e siècle, Hugo en haut de sa falaise, les cheveux au vent dans le soleil couchant, songeant à sa patrie, à la liberté (bon, et à sa fille chérie mais noyée. je reconnais que y'avait pas de quoi se marrer non plus) Il y a la mélancolie triste, voire carrément bile noire. La vraie de vraie, celle qui vous dévore, qui vous met par terre en un rien de temps. celle qui vous donne l'impression (souvent fausse, heureusement) que vous avez passé un point de non-retour, et que vous ne pourrez plus apprécier les choses. Que vous avez perdu, et définitivement, une chose qui pour vous était si importante.
Et puis, il y a une mélancolie (selon moi) un peu plus étrange. Une mélancolie joyeuse. Ou presque, du moins. Douce, en tous cas. La sensation que vous perdez, mais ce n'est pas grave, parce qu'en fait, vous avez gagné bien plus. L'impression d'effleurer, même le temps de quelques instants, le bonheur. celle d'approcher ce que vous sentez que vous cherchez depuis toujours. Et que cela vous importe peu, finalement, que ce soit pour que cette chose s'évanouisse aussitôt sous vos doigts. vous en gardez la lumière et la chaleur au coeur, au moins quelques temps. parfois, elle vient à point soigner un peu une blessure, une blessure dont vous même ne vouliez pas vous avouer qu'elle était encore béante. peut-être qu'il s'agit d'une reproduction malhabile d'un bonheur plus complet, plus satisfaisant, aussi, un peu comme les ombres de la caverne. mais en notre bas monde, qu'avons-nous, sinon ces ombres insaisissables? humeur : eh bien..douce mélancolie, oui... bande son : Jean Jaaaacques (c'est pas d'l'amour)
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Peter Pan. Et hommage, encore un.
Cette fois, je vous laisse travailler. Parce qu'il n'y a pas de raison, quand même, que ce soit toujours les mêmes qui bossent. en plus, là, ce que je vais vous demander, c'est 'achement dur. Et fatigant. Cliquer sur un lien, que voici.Radioblogs Puis, vous inscrire (je crois que c'est nécessaire, mais c'est hyper rapide) Puis, taper "bennato" Et enfin, chercher dans la liste "isola che non c'è". Voilà, c'est tout. Alors, c'était vraiment si difficile? Alors, la chanson est un peu ancienne, et il faut s'habituer à la voix, que personnellement, je trouve un peu étrange. Mais j'aime bien les paroles. Paroles que voici (si ça, c'est pas de l'habile transition, quand même...(oui, je m'envoie des fleurs, si je le fais pas, qui le fera, hein?) Seconda stella a destra questo è il cammino, e poi dritto fino al mattino poi la strada la trovi da te, porta all'isola che non c'è.
Forse questo ti sembrerà un strano, ma la ragione ti ha un po' preso la mano. Ed ora sei quasi convinto che non può esistere un'isola che non c'è.
E a pensarci, che pazzia, è una favola, è solo fantasia e chi è saggio, chi è maturo lo sa: non può esistere nella realtà!
Son d'accordo con voi, non esiste una terra dove non ci son santi né eroi e se non ci son ladri, e se non c'è mai la guerra, forse è proprio l'isola che non c'è ... che non c'è.
E non è un'invenzione e neanche un gioco di parole se ci credi ti basta perché poi la strada la trovi da te.
Son d'accordo con voi, niente ladri e gendarmi, ma che razza di isola è? Niente odio e violenza, né soldati, né armi, forse è proprio l'isola che non c'è ... che non c'è.
Seconda stella a destra questo è il cammino, e poi dritto fino al mattino non ti puoi sbagliare perché quella è l'isola che non c'è! E ti prendono in giro se continui a cercarla, ma non darti per vinto perché chi ci ha già rinunciato e ti ride alle spalle forse è ancora più pazzo di te!
Deuxième étoile à droite Voilà le chemin Et puis tout droit jusqu'au matin Ensuite, la route, tu la trouves en toi Elle porte à l'île qui n'existe pas
Peut-être que cela te semblera un peu étrange Mais la raison t'a un peu pris par la main Et maintenant, tu es presque sûr que Il ne peut y avoir une île qui n'existe pas
Et, en y pensant, quelle folie C'est une fable, juste de la fantaisie Et qui est sage et mûr le sait: Elle ne peut exister dans la réalité!
Je suis d'accord avec vous Elle n'existe pas, la terre Où il n'y a ni saints ni héros Et s'il n'y a pas de voleurs Et s'il n'y a pas de guerres Peut-être que c'est justement l'île qui n'existe pas
Et ce n'est pas une invention Ni un jeu de mots Si tu y crois, cela suffit Parce qu'après, la route, tu la trouves en toi
Je suis d'accord avec vous Ni police ni voleurs Quelle sorte d'île est-ce? Ni haine ni violence Ni soldats ni armés Peut-être que c'est justement l'île qui n'existe pas
Deuxième étoile à droite Voilà le chemin Et puis tout droit jusqu'au matin Tu ne peux pas te tromper Parce c'est l'île qui n'existe pas
Et ils se moquent de toi Si tu continues à la chercher Mais ne t'avoues pas vaincu parce que Ceux qui y ont déjà renoncé Et qui rient de toi Peut-être sont encore plus fous que toi
humeur : j'ai goûté (il était temps) la pizza bianca fiori di zucche. Ben c'est bon, ma foi, hein. bande-son : devinez (trop dur)
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Le plus beau jour?
"...Le bonheur en ménage est pure affaire de hasard. La félicité de deux époux ne me parait pas devoir être plus grande du fait qu'ils se connaissent à fond avant leur mariage ; cela n'empêche pas les divergences de naître ensuite et de provoquer les inévitables déceptions. Mieux vaut, à mon avis, ignorer le pus possible les défauts de celui qui partagera votre existence!" Jane Austen, Orgueil et préjugés Je n'ai jamais été mariée, mais finalement, je crois bien que c'est elle, qui a raison...Pourquoi se prendre la tête...La vieille polémique, il faut la résoudre ainsi : se marier avant de connaître l'autre...et puis vivre avec. (je sais, c'est avec des arguments comme ceux là qu'on justifie les mariages arrangés. mais c'est pas parce qu'un argument "peut servir à" qu'il est complètement à rejeter, si?)
(en même temps, c'est peut-être plus facile à dire à une époque où le divorce n'était pas considéré comme la normalité, voire la norme) humeur : Assez bien, ma foi. Hier, on m'a même félicitée sur mon italien. j'aime. bande-son : Back to the city again, JJG
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Je sers la science et c'est ma joie
Grande expérience culinaire aujourd'hui : banane en salade. Attention, hein, pas salade de fruits, vraie salade verte, assaisonnée à l'huile (bien sûr) et au vinaigre. Il parait qu'ils font ça pas mal, en Argentine, par exemple. Après tout, on met bien de la pomme, nous, dans la salade, parfois. Question d'habitude, en fonction des fruits qui poussent chez les uns et les autres. Verdict? Ma foi, ce n'est pas mauvais...Mais moi, j'aime bien le sucré, donc ce n'est pas étonnant que j'aime bien. bande-son : Zucchero, pane e sale humeur : ça n'a pas râté : "mais dis donc, tu as encore maigris"! bon sang, on a la politesse et la délicatesse de ne jamais faire remarquer "tu as encore grossis", du moins, pas à quelqu'un qu'on connait mal...Alors pourquoi pas dans le sens inverse? Remarquez, si je maigris vraiment en essayant de grossir, peut-être que si j'essayais de maigrir, ça marcherait en sens inverse, suivant l'habituel esprit de contradiction inhérent à la nature (et au corps, même, dirait-on) humaine? remarquez, si ça continue, je vais peut-être vraiment finir par disparaître...Ce serait pas plus mal, finalement.
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Il faut de tout
En cherchant bien, on trouve de tout, dans les journaux. Même des bonnes nouvelles, des fois. Oui, je sais, c'est assez incroyable, mais j'ai une preuve. Un entrefilet entre les grosses bombes pas drôles, les découvertes scientifiques douteuses, les salaires qui baissent, j'en passe, bien sûr. Selon la Repubblica de vendredi dernier, le nombre d'enfants (ils ont compté avec les moins de 15 ans, je crois) devant travailler (au lieu d'aller à l'école, tout ça) est en baisse dans le monde. Bon, je suis assez sceptique quant à la qualité et la fiabilité de cette information. c'est toujours pareil, les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut, et ce genre de chose, c'et impossible à compter,quand même. Mais c'est assez rare pour être noté, il me semble, ce genre de nouvelles. Et si c'est pas vrai, de toute façon, on a assez d'autres pas bonnes nouvelles pour déprimer et culpabiliser en paix, donc pas de souci, la terre tourne toujours. Ceci dit, cela restait un entrefilet. Ceci dit, je ne sais même pas si les autres journaux en parlent. Les bonnes nouvelles ne font pas vendre, elles n'ont pas le droit à la première page...ce qui est bien dommage, parce qu'elles feraient drôlement de bien, des fois, et permettrait de casser un peu le mal de vivre et mal de moral ambiant. Attention, je ne demande pas aux journalistes de nous voiler la vérité. juste d'être équitables et de nous livrer une vision à peu près équilibrée du monde, monde qui est fait de mal-bobo-sang-bouh pas beau, oui, mais pas seulement. Donc voilà, un petit bon point pour la Répubblica (même si, comme je le répète, je suis assez dubitative quand à la réalité de l'information) Humeur : Si tu tends l'oreille...Qui sait...
bande-son : On your mark itsumo
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guardamo le nuvole
Tout à l'heure, je me suis surprise, passant sur un pont, à regarder les nuages et à en chercher la forme. C'est quelque chose que je n'ai jamais beaucoup fait, même enfant. Surtout enfant, même. je crois que, paradoxalement (si j'en crois ce qu'on a l'habitude de dire), mon imagination se développe au fur et à mesure que je grandis, au fur de mes lectures, histoires, visionages de films aussi, tout ça. Bref, j'y ai vu cette fois-ci un dragon et une tortue. Bon, la tortue, ça va pas chercher loin, je dois encore avoir la tête pleine des petits dieux, de Terry le Grand. Et puis, il y a deux tortues dans le jardin, on les regarde souvent. Donc bon. Le dragon, par contre...Si quelqu'un a une idée de ce que ça peut vouloir dire... En tous cas, cela m'a fait penser à une chanson d'Eros (Ramazzotti), que voici. Elle s'intitule "l'uomo che guardava le nuvole", autrement dit, l'homme qui regardait les nuages. Io l'ho conosciuto bene, l'uomo che guardava le nuvole ci vedeva tante cose in tutte quelle strane forme lui ci vedeva un mondo nuovo come un sogno lì da prendere ma non ci arrivava mai. Mi ricordo che un bel giorno c'era un nuvolone candido io le dissi sembra un orco mentre a lui pareva un angelo forse perchè ognuno vede solo ciò che vuol vedere e poi, un pò come la verità. è una storia come un'altra forse qualcuno l'ha sentita già si può cambiare eppure sempre uguale sarà la storia dell'umanità. E di nuvole ne son passate ormai e ne passeranno ancora più che mai da qui ne passeranno si. Ora che sarà più vecchio quel mio amico cuore nobile cosa vede nel suo specchio questo gli volevo chiedere ma mi han detto che si è perso nel limpido di un cielo terso ormai..piu nessuno sa dov'è Io l'ho conosciuto bene, l'uomo che guardava le nuvole forse per bisogno di amore forse per bisogno di favole e che in fondo ognuno crede solo a cio che vuole credere un po come la verità. è una storia come un'altra forse qualcuno l'ha sentita già si puo cambiare eppure sempre uguale sarà la storia che ognuno nel tempo vivrà Si puo cambiare eppure sempre uguale sarà la storia dell'umanità. E di nuvole ne son passate ormai e ne passeranno ancora su di noi Je l'ai bien connu L'homme qui regardait les nuages Il y voyait tant de choses Dans ces formes étranges Lui voyait un monde nouveau Comme un rêve à prendre là Mais il n'y arrivait jamais Je me souviens qu'un beau jour Il y avait un grand nuage blanc Je lui ai dit on dirait un ogre Alors que pour lui, il ressemblait à un ange Peut-être parce que chacun Ne voit que ce qu'il voudrait voir Un peu comme la vérité C'est une histoire comme une autre Peut-être que quelqu'un l'a déjà entendue Elle peut être changée Mais l'histoire de l'humanité sera toujours la même Et des nuages sont passés depuis Et il en passera encore plus par ici Maintenant qu'il doit être plus vieux Cet ami au coeur noble Que voit-il dans son miroir Voilà ce que j'aimerais lui demander On m'a dit qu'il s'était perdu Dans la pureté d'un ciel clair Désormais, plus personne ne sait où il est Je l'ai bien connu L'homme qui regardait les nuages Peut-être par besoin d'amour Peut-être par besoin de fables Et que finalement chacun croit Seulement en ce en quoi il veut croire Un peu comme la vérité C'est une histoire comme une autre (etc) bande-son : bien sûr que j'ai en moi comme un veau (ah bon?) avalé de travers, mais ne partons pas fâchés, ça n'en vaut vraiment pas la peine, tu sais... humeur : qu'est-ce que vous pouvez me dire, à part que ça ne va jamais s'arranger, que ça ne fera jamais qu'empirer?
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Primo maggio
Je ne vais pas vous faire l'affront de traduire "primo maggio", ça veut dire premier mai. Vous aviez deviné? Vous êtes très forts. mais c'est normal, hein, un lecteur de ces pages ne peut qu'être très fort...(et un peu de sucre à la truelle, ça fait pas de mal (c'est ma maçonnerie à moi. en fait, je suis la vilaine sorcière qui fait des maisons en sucre pour attirer les gens n'et les dévorer tous cru. Je sais, je suis pas crédible, mais c'est là, le truc, justement)) Bon, alors, de muguet point. je pense qu'il ne pousse pas ici. On ne le connaît pas non plus au-delà des multiples océans et la Canadienne comme l'Australienne ont été toutes étonnées quand je leur ai raconté notre tradition française. Et bien française, donc, manifestement (je ne sais pas ce qu'il se fait ailleurs en Europe...) Mais pas de muguet ne veut pas dire pas de tradition. Et ici, il y en a une de taille : le concert du primo maggio. C'est un évènement romain, puisque c'est ici qu'il a lieu, mais aussi profondément italien, d'ailleurs, il est diffusé, je crois, sur les chaînes nationales. Prenez donc une grande place(Le Latran), une grande scène (montée pour l'occasion), des chanteurs (italophones, en très grande partie), et des gens tout plein. Bon, d'accord, et de l'eau, de la bière et de la fumée je veux pas savoir de quoi. N'oubliez pas les sponsors économiques et politiques, très important, les sponsors politiques, on est le premier mai, c'est une fête politique. Bon, je ne joue pas bien mon rôle de reporter, je ne connais pas assez bien les sigles pour pouvoir vous dire si tous les partis étaient représentés. Prenez aussi quelques drapeaux, mais je dois avouer avoir été (agréablement) surprise par le peu de drapeaux régionaux. Un ou deux de la Sardaigne, un ou deux que je ne connaissais pas, mais c'est tout. Bon, et un ou deux drapeaux rouges. Oui, parce que c'est tous les partis réunis, mais dans le public, ça chante surtout Bella Ciao, bandiera rossa et ça arbore des T-shirt "bella ciao" écrit (sur fond rouge, forcément) avec la police de caractère de la Coca C. ça fume, ça dort (dans l'ordre, enfin, j'imagine, je ne les ai pas suivis, non plus), ça joue aux cartes, aussi. Bon, bref, le concert commence. Oui, parce ce que je disais, là, c'était avant. La place commence à se remplir dès 14h, en général. Donc bon, il faut bien s'occuper (pour ma part, je ne suis venue qu'à 18h) Je disais, le concert commence. Introduit et présenté par, je crois, un animateur connu dans le monde du spectacle, et pas seulement télévisuel. Et tout le discours d'introduction a tourné sur "viva l'Italia" (vive l'Italie des pizzas, des dindes, des plages, des diplômés, des jeunes, des futurs diplômés, toujours des jeunes, des chômeurs...(mais pas des immigrés, enfin, pas à mon souvenir), reprenant ainsi une chanson très connue de De Gregori. Une chose parmi mille qui montre que décidément, l'histoire italienne est différente de celle de la France (oui, je sais, c'est une banalité. Et alors? Il y a des banalités vraies, si si). Non, parce que vous imaginez, vous, un discours tourné sur "vive la France"? Surtout un premier mai? Bref. Le concert en lui-même était très bien, des artistes de qualité, enfin, pour ce que je peux en juger. Comme toujours dans ces cas là, je suis partie sur des considérations sur la facilité à manipuler une foule, enfin, j'imagine. Disons pour une personne avec un minimum de charisme. La musique était bien, j'ai même dansé un tout petit peu, enfin, là où j'ai trouvé de la place. Mais bon, c'est frustrant d'entendre des chansons que tout le monde autour acclame et connaît par cœur et que vous n'avez jamais entendues...On arrive parfois à chopper un refrain, mais ce n'est pas pareil... Je suis donc rentrée relativement tôt...et puis, j'avais une heure de marche pour rentrer chez moi! Voilà, c'est vrai, j'y étais allée seule, à ce concert, mais au moins, ça m'a permis de garder les yeux ouverts pour des considérations pseudo-ethnologiques. Prenons toujours les choses du bon côté, hein. Humeur : j'ai revu pour la énième fois le Roi et l'Oiseau. Et j'ai encore découvert des choses. Ce film est vraiment incroyable. Bande-son : Tiromancino
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Et un peu de sel en poudre
Mon pseudo me pèse de plus en plus. Oh, c'est rien, un pseudo, d'ailleurs, je l'avais choisi légèrement, parce que j'aimais bien le son et le sens, et qu'en plus, il ressemblait à mon prénom (trop dingue, la vie, non?). mais peu à peu, les significations se sont accumulées. J'aime bien quand les significations s'accumulent, ça fait comme des tiroirs. Sauf que là, ces significations, je les prends pour moi, et parfois, ça fait trop. Comme je l'avais expliqué dans une ancienne note, j'avais choisi ce pseudo parce que j'aimais bien l'idée d'être un peu de sel dans la vie des gens. Un peu de ce petit plus qui rend la vie moins désagréable, ou qui lui donne plus de goût. mais en fait, même celà, c'est hors de ma portée. J'en suis incapable, comme du reste. je ne suis pas du sel, au contraire, je suis la fadeur incarnée. du sel pour qui, d'ailleurs, c'est pas comme si je connaissais une foule de gens... Et puis, je sais bien que je suis trop égoïste pour cela. Et rapidement, c'est autre chose qu'un peu de sel, que je veux être dans la vie des gens en question. Oh je sais, cela montre surtout que je m'acharne à regretter de ne pas être ce que je voudrais, comme je le voudrais. Qu'il faut avant tout apprendre à assumer ce que l'on est. Mais n'est-ce pas aussi un constat d'échec? de ce que je voulais être en prenant ce pseudo, et qu'en fait, je ne serai jamais?
Par contre, une chose est vraie, l'excès de sel est mauvais pour le gout comme pour la santé. Et cette idée me pèse aussi, tellement je me suis identifiée au nom que je me suis donnée. Je ne veux pas en changer, pourtant. C'est un peu comme un défi, ce pseudo. De toute façon, en changer, je ne peux pas vraiment. Il me collera toujours à la peau, au moins dans ma tête (oui, j'ai de la peau dans la tête, moi, pas vous?) Allez, ce n'était qu'une note nombril-auto-dépréciatrice de plus, mais quand même... bande-son : jour bizarre, Taï-Phong humeur : euh...on a fait mieux, hein.
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Dans la série "ce que j'aime bien en Italie quand même" , ben je tenais à préciser le fait que le long des voies de chemin de fer, on voit encore des coquelicots. Et même tout près de Termini, la grande gare (celui qui rigole, c'est pas gentil) de Rome. Moi, j'aime bien les coquelicots, na. D'ailleurs, j'aime bien voyager en train de nuit, ou en Ter. pas tout le temps, mais parfois. On a le temps de (re)découvrir les paysages. De lire les noms des patelins qu'on traverse. De somnoler. D'admirer un coucher de soleil. de remarquer un arc-en-ciel. De méditer, même. De se dire qu'on est bien. De penser à là d'où l'on vient et là où on va. De se réjouir de partir, ou de rentrer. Bon, on a aussi le temps de s'ennuyer, de mal dormir, d'avoir mal au dos ou au pieds, mais tout ça, faut pas le dire. D'ailleurs, ce n'est qu'une impression, c'est psychologique. C'est marrant comme des livres (voire des bd, en l'occurence), lues un nombre relativement carrement grand de fois, se révèlent souvent soudain, au détour d'une phrase à laquelle on est soudain plus attentifs, parce qu'on a changé, ou que les évènements s'en sont chargés. Par exemple, je suis retombée, à la bibli municipale de mon chez moi (enfin, je vous refait pas la note précédente, hein), suivant un de mes vices qui consiste à relire toujours les mêmes bandes dessinées, sur cette phrase : "S'abandonner à l'ivresse du départ, à l'attrait de la nouveauté, et goûter la douce amertume que vous a laissé la cérémonie des adieux...partir...Partir n'est rien en regard de cette étrange sensation de douceur qui vous envahit à l'idée de poser le pied à nouveau sur le sol de votre pays" Frank le Gall, Un passager porté disparu (Théodore Poussin) Bon, je ne suis pas partie assez longtemps, ni assez loin, pour vraiment ressentir ces émotions...mais cela m'a touchée, soudain, de lire cette phrase... Humeur : smiling in the rain bande son : Carmen Consoli
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Zapping
"La municipalité de telle commune a interdit par arrêté le rassemblement de plus de trois mineurs, de jour comme de nuit"[en dehors de l'idée de génie, c'est drôlement applicable, comme truc, tiens...] "Ceux qui n'aiment pas ce que leur propose la France, ils n'ont qu'à partir" Bienvenue en France, Sel, bienvenue chez toi... (je sais, c'est pas mieux ailleurs...mais est-ce vraiment rassurant?) bande-son : Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise humeur : en relisant nos vieux papiers, on fait parfois des découvertes...innatendues...
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Encore un ou deux (plus ou moins) grands hommes
Je ne sais plus si c'est dans les Rubriques à Brac ou dans les Dingodossiers (l'un étant tout écrit par Gotlib et l'autre en collaboration avec Gosciny), alors dans le doute, je rends hommage aux deux, hein. On sait jamais. des fois qu'après, Gosciny me fasse la gueule, tout ça, juste parce que je l'aurai pas cité. Ce serait con, pis moi, je l'aime bien, René, un sale caractère, mais il écrit des trucs rigolos. Quoi, il est mort? Mais on me dit jamais rien, à moi, c'est pas possible! Mais mort, vraiment? je veux dire, sans respirer ni rien? Ah mince alors! Bon, ben tant pis, hein... Bref, bon, du coup, on va dire que c'était dans les Dingodossiers. Alors, forcément, c'est un gag dessiné, donc si je vous le raconte, ça va pas rendre terrible. mais c'est aps grave, je n'en suis pas à ça près. Si vous le voulez en mieux, courrez dans la librairie la plus proche, de toute façon, on a toujours besoin d'un bon Dingodossier chez soi. Les dingodossier illustrent bien le principe de Mâtin quel journal, euh, Pilote, je veux dire, selon lequel c'est cool d'apprendre en s'amusant. Bon, plus en s'amusant qu'en apprendant, mais ça, c'est une autre histoire. Alors, le gag en question raconte l'histoire d'un voyageur intersidéral. Ouais, rien que cela. Il arrive dans un endroit inconnu. On ne voit rien à part du brouillard. (note : le point de vue est le sien, au bonhomme, pas au brouillard) Et puis soudain, un petit animal arrive qui vole devant notre voyageur. Un animal étrange (et pour cause, il s'agit d'une paire d'yeux qui flotte dans le brouillard ((NDB, note de la bloggueuse)) vient, comme je le disais, flotter dans le brouillard. Il est rapidement suivi d'un animal de compagnie (NDB : une bouche). Notre voyageur se préoccupe un peu pour la nourriture. Mais le problème se résout rapidement : une source vient régulièrement l'abreuver. D'ailleurs, il se rend vite compte qu'il suffit de l'appeler pour qu'elle vienne. C'est très pratique. Mais peu à peu, le brouillard se dissipe. On distingue même des falaises de chaque côté de notre ami. D'autres bestioles bizarres apparaissent et viennent batifoler devant le voyageur. Mais celui-ci réussit à les apprivoiser. Et même, à les utiliser. Par exemple, elles l'aident à boire à la source. Le brouillard continue à se dissiper, et on distingue le ciel. Ah non, un premier ciel. Parce que par un trou, une fenêtre, on en distingue un deuxième. Et notre ami de se dire que décidément, ce monde a l'air d'être plein de choses intéressantes à découvrir, et qu'il resterait bien ici quelques temps...(pas comme s'il avait le choix, de toute façon, hein...) Alors bien sûr, ce voyageur, c'est nous tous, mais moi, en ce moment, je me reconnais particulièrement en lui. Le brouillard est loin d'être dissipé, mais peu à peu, je distingue mieux où je suis. J'apprivoise peu à peu ce qui est moi, et peut-être même qu'un jour, je saurai les utiliser. Et par la fenêtre, je vois un bout de monde qui, ma foi, même si on peut lui reprocher plein de choses, est quand même diablement attirant... Humeur : en route pour quatre jours de vacances en France, yeah! Bande-son : Star War
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Menteur menteur
Pour mon plus grand malheur, je dois ENCORE répondre à un questionnaire. je me suis pliée à ce devoir, une fois de plus, avec l'honnêteté et le sérieux qui me caractérise, surtout étant donné le sujet du questionnaire en question. Et une fois de plus, j'ai survécu à l'épreuve. je suis vraiment trop forte. 1. Il y a-t-il de bonnes raisons de mentir ?
En même temps, si c'était la raison qui régissait le monde et les hommes, ça se saurait. Je sais, ça répond pas à la question, mais je fais quoi je veux, d'abord. 2. Peut-on mentir à tout le monde ?
Ah ah, le fameux "peut-on"...ça me rappelle mes cours de philo, ça tient...On avait une fiche technique sur la différence entre le "peut-on" et le "faut-il" et sur la façon d'y répondre dans une dissert'....Ah, la mémoire, ce que c'est..;je vois très bien la feuille et pas le contenu...Quel dommage, je ne vais donc pas pouvoir faire une dissert' sur le sujet...Même pas répondre à la question...(non, à celle-là non plus. Pis je veux prouver que moi aussi, je sais esquiver des questions, des fois, non mais, même quand la réponse n'a absolument rien de personnel (mais qu'elle mérite réflexion. Et moi, la réflexion, comme bien vous savez...Bref:p)). Je sais, c'est terrible. Mais que voulez-vous, la vie est injuste, je me tue à le répéter sur ce blog. D'ailleurs, je meurs, je suis morte, je suis enterrée. 3. Même à son chien ?
je ne sais pas. Mais je peux ajouter ma pierre à l'édifice de la science en avançant l'idée que quand on n'a pas de chien, on ne peut pas lui mentir. Encore que. De nos jours, avec la science, tout ça, on arrive à en faire, des choses, c'est effrayant... 4. Racontez le plus gros mensonge que vous ayez déjà eu à inventer. Dans quelles circonstances était-ce ? je n'ai pas le droit d'avouer aux gens qu'en fait, je suis une voyageuse dans le temps qui passe d'une existence à une autre pour réparer les erreurs du passé. Donc je leur ment, aux gens que j'aide, mais c'est pour leur bien, hein...C'est pas ma faute si raccommoder leur couple passe par...Bref...
5. Dites un mensonge au hasard. "Un mensonge au hasard". ah ah, on vous l'avait jamais faite, celle-là, hein, avouez. Elle est drôle, hein, dites dites dites.
Je déteeeeste répondre aux questionnaires. Ça vous va, comme mensonge? Je déteste le bleu aussi. Je n'aime pas lire, et surtout pas des livres de Pratchett. Je hais les hommes. J'exècre les champignons (ah non, ça, c'est vrai (oui, je mets dans le même sac les bouquins, les hommes et les champignons. Enfin non : les hommes, c'est décidément meilleurs que les champignons. Même s'ils sont parfois tout aussi mortels, quand on les choisit mal:p) Victimes : les lectrices de sexe masculin, donc. Et faites pas semblant, je vous ai vu, vous avez lu, pas possible de vous défiler Mode de contamination : Et voilà, un QST qui circule..ça va faire mal, c'est moi qui vous le dis...avec les moeurs d'aujourd'hui...Un conseil, si vous lisez des blogs : méfiez vous et surtout, sortez couverts! Humeur du moment : j'ai enfin regardé Terminal. ma foi, c'est pas mal, on passe un bon moment Musique : la Cura. la voix de Battiato...Bon sang...Et là, promis, je ment pas!
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l'ultimo bacio
je sais, c'est pas nouveau, mais la vie est décidemment injuste. Même dans les trucs les plus simples et les plus cons, hein. un exemple. Bon, vous ne connaissez sans doute pas les Baci Perugina (ce qui est fort dommage). Les Baci Perugina (petit coup de pub, un de plus), ce sont des chocolats fait par la même boîte que ceux de l'ambassadeur, vous savez. déjà, ils sont emballés dans un papier bleu, alors, ça commence bien. en plus, y'a une noisette entière dedans, c'est encore mieux. euh, bon, bref, c'est du chocolat, quoi, du chocolat-pas-fort, mais du chocolat quand même. Ces chocolats ont un nom adorable (je rappelle que Bacio, ça veut dire "un baiser" ) , ils sont bons, et en plus, ils sont rigolos : caché dedans, il y a une citation ou un proverbe. Bon, comme on est en Italie, quand même, et qu'on a une réputation à tenir, ce sont (censés) être des proverbes sur l'amour, tout ça. vous imaginez bien que les baci, c'est devenu le chocolat par excellence de la saint Valentin et de la fête des mères, j'imagine à peine le fric qu'ils se font à ces occasions. Et comme il ne faut jamais perdre une occasion, justement, vous pensez bien qu'à Pâques, on a droit aux beaux oeufs baci, tous pleins de chocolats. Bref, tout ça pour en arriver enfin là : pour Pâques, j'ai eu l'occasion d'en manger, la famille de la copine chez qui je logeais avait reçu un de ces beaux oeufs. et nous voici à la foncière injustice que j'annonçais au début. Les autres, quand ils mangent un bacio (de perugina. non, je précise parce que bon), ils tombent sur des mots comme "qu'est-ce qu'un baiser? c'est un secret dit sur la bouche", ou "l'amour donne tout et réclame tout pour lui", voire "la vie sans l'amitié n'est rien". Des trucs plus ou moins débiles comme ça. Voilà. Et moi? Ben moi, je me prends un "Si tu veux te faire aimer, tu dois te rendre 'aimable'". ben voyons. Tu sais ce qu'elle te dit, la truite pas aimable? Non mais. (je suis énervée, mais me répondez pas que "mais si, elle est vraie, cette phrase, tu devrais en faire ton miel, sel" (même si bon, le miel salé, ça me dit pas trop); je sais, mais prout) musique : l'isola che non c'è, secunda stella destra, questo è il camino, e poi dritto fino al mattino humeur : en italie, ils ne cachent même pas les oeufs, les pauvres, c'est triste...
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Dans la série Sel découvre la vie
Je le sais, j'en suis consciente, faire des généralités, c'est mal. Mais des fois, c'est dur dur de s'en empêcher. Il est de notoriété au moins mondiale que moi, petite sel, vivant à Rome depuis pas mal de mois maintenant, je cherche actuellement un logement à Paris. Pour à partir de fin juin. J'en profite pour vous lancer un appel, amis lecteurs de passage ou non (vous qui êtes grands, beaux et forts (si j'y vais à la truelle, j'ai plus de chance qu'on me dégotte un truc, vous croyez?)), même si de toute façon, vous risquez d'en réentendre parler, si vos clics vous ramènent par ici. Bref, je cherche un logement. Je cherche un logement à Paris (je répète, on sait jamais, pour ceux qui auraient loupé le paragraphe précédent mais auraient quand même des tuyaux (moi, obnubilée? mais non, c'est juste psychologique, ça))
La logique, implacable comme il se doit, veut que je n'y sois pas, à Paris. ben oui, puisque je suis à Rome. pis si j'avais de quoi dormir à Paris, je chercherai pas à m'y loger, hein. cqfd. Enfin, cqfd pour moi, mais pas pour tout le mond,e on dirait. Petite sel découvre la vie, donc, armée de son téléphone, et d'une liste d'annonces. Petite sel prend la première annonce et le premier numéro. "la madame :-Allo? Votre serviteuse : -Bonjour, madame, scusez de vous déranger elle : -... moi :-J'appelle pour l'annonce -Oui, vous travaillez? -Oui, je suis archiviste -vous êtes quoi? -[extraterrestre] archiviste -Et vous avez des garanties? -Ben euh, oui, y'a mes parents et... -ils travaillent?[c'est une obssession] -ben euh, oui... -Bon, l'appart' blabla -oui, euh par contre, je suis pas à Paris, je vais pas pouvoir visiter avant fin juin -[le plus sec possible] Ah mais ça va pas être possible *clic**bip bip bip* -ah, euh, au revoir aussi, madame.... [observe d'un air vide son téléphone]
Je rappelle que c'était moi qui appelais, donc on peut pas dire qu'elle essayait d'économiser sur l'appel à l'étranger, hein. bon, et encore, j'avais de la chance, je travaillais, même si c'était manifestement pas un très "bon" métier (ou alors, elle entendait le mot pour la première fois, possible aussi), et j'étais pas orpheline.
Que la madame soit fatiguée, je veux bien. Qu'elle ait plein de soucis, pourquoi pas. Mais j'ose à peine imaginer si j'avais eu un nom pas politiquement correctement français. Même juste italianisant (ben oui, ils nous ont envahis une fois, pis une deuxième fois, après la guerre, les ritals), hein. Ou un léger accent. S'il-vous plaît, je sais qu'il y a plein de plus ou moins parisiens parmis vous...Vous connaissez les mots bonjour et au-revoir, hein? *non, bien sûr, vous vous êtes grands beaux forts intelligents ET aimables, et vous connaissez plein de gens de même qui louent des tas de chambres sympa à loyer accessible et...**ça fait pas trop bourrage de crâne, ça va?* bande-son : la voix de Battiato sur des chansons que je ne connaissais pas encore, merci encore Schleuder! humeur : je vous ai déjà dit que je cherchais un...ah bon, je l'ai déjà dit?
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Bon, bien sûr, sans le son et surtout, sans la voix, ça ne rend pas terrible. parce que Fabrizio de André, c'est avant tout une voix. De André, c'est un ligurien, Gênois, même, et il a été très influencé par des chanteurs français comme Brassens. il a même traduit en italien Garre au gorille et les passantes. et d'autres, certainement. Bon, là, c'est une autre de ses chansons, pas mal connues et pas mal jolie du tout à mon gout, du moins, comme je le disais, avec le son et la voix. Et en italien, parce que la version française que je vous ai faite est forcément bien pâle. Amore che vieni, amore che vai
Quei giorni perduti a rincorrere il vento a chiederci un bacio e volerne altri cento un giorno qualunque li ricorderai amore che fuggi da me tornerai un giorno qualunque ti ricorderai amore che fuggi da me tornerai e tu che con gli occhi di un altro colore mi dici le stesse parole d'amore fra un mese fra un anno scordate le avrai amore che vieni da me fuggirai fra un mese fra un anno scordate le avrai amore che vieni da me fuggirai
venuto dal sole o da spiagge gelate perduto in novembre o col vento d'estate io t' ho amato sempre , non t' ho amato mai amore che vieni , amore che vai io t' ho amato sempre , non t' ho amato mai amore che vieni , amore che vai Tous ces jours perdus à poursuivre le vent A se demander un baiser et en vouloir cent autres Un jour ou l'autre, tu t'en souviendras Amour qui t'enfuis, tu reviendras chez moi Et toi, dont les yeux n'ont pas la même couleur Toi qui me dis les mêmes mots d'amour Dans un mois ou dans un an, tu les auras oubliés Amour qui vient, tu fuiras de chez moi Venu du soleil ou de plages gelées Perdu en novembre, ou au vent d'été Je t'ai toujours aimé, je ne t'ai jamais aimé Amour qui va, amour qui vient
humeur : j'ai vécu seule, sans personne avec qui parler véritablement. musique : che fantastica storia la vita?
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et le pêcheur pêche
*bouleversée* Je marchais tranquillement.Gentiment, même. Et tout en marchant, mes pas me portèrent sur un pont, au dessus du Tibre. Le hasard, hein, des fois, c'est dingue...On se trouve à Rome, et paf, le Tibre. Affolant. Bref. Avec l'innocence qui me caractérise, je jetais un oeil sur le fleuve, et sur ses rives. je sais, des fois, il faudrait s'abstenir, mais que voulez vous, la curiosité, quand elle nous tient...Alors, vous marchez dans la rue et vous regardez autour de vous. Et sous mon regard horrifié, se trouvaient des pêcheurs. Des vrais, hein, pas en plastique, ils avaient avec une canne, et un hameçon, et tout. Attention, mon problème, ce n'est pas le pêcheur. Au contraire, il n'y a pas de mal à abréger les souffrances des pauvres bêtes qui pourraient se retrouver coincer dans un sac plastique ou se droguer à l'odeur de l'essence. Non, mon problème, c'est : le poisson, après, il en fait quoi? ne me faite pas croire qu'il le mange, quand même, je ne le pense pas suicidaire à ce point. Mais alors quoi, il le vend? Et ne me dites pas "bah, de toute façon, tout poisson ayant nagé plus de 5 minutes en pleine ville dans le Tibre est mort". C'est faux. Je l'ai vu de mes propres yeux. Il en a attrappé un, de poisson. Et vivant, ou alors, il l'avait remonté mécaniquement avant que j'arrive (payé par le syndicat d'initiative?)
Et là, mes amis, j'ai soudain songé qu'ici, le vendredi, c'est poisson. tous les vendredis. Et je me suis mise sans le vouloir à décompter le nombre de vendredis depuis novembre. ça faisait beaucoup.
Moi qui déjà n'aime pas le poisson, enfin, en théorie... bande-son : video killed radio star humeur : beuh...
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Par pitié, amis Italiens...
J'aime bien l'Italie et j'aime bien les Italiens, enfin, pour ce que j'en connais, c'est-à-dire, pas grand chose.Pis dire ça, c'est faire une généralité, et ça, c'est pas bien. M'en fous, je les aime bien quand même, na. (L'Italie a plein de défauts, et entre autre, celui de ne pas être en France, mais bon, on lui pardonne, ça lui donne un côté exotique qui est loin d'être désagréable) Aimer quelqu'un malgré ses défauts, je veux bien. L'aimer à cause de ses défauts, je suis d'accord, c'est du sacré amour (un peu masochiste sur les bords quand même). Mais il y a parfois des faits, des actions, des choix qui finissent par vous repousser quand même. Non parce que, Italie, je veux bien faire ton éloge, te trouver belle, donner plein d'arguments pour développer ton tourisme tout ça. Oublier les embouteillages en admirant la lumière dorée du soleil sur le Colisée. ne pas penser à l'odeur des voitures en dégustant une glace ou une pizza dans le Trastevere. Mais il y a des limites. Et je vais avoir du mal à expliquer à moi-même et à mes camarades français comment tu pourrais réélire l'autre, là, que tu appelles le Cavaliere, Berlusconi. Les élections sont le 9 avril, et il y a encore 25% d'indécis... Oh bien sûr, l'autre alternative n'est certainement pas rose (enfin,façon de parler, l'autre alternative en question étant un vaste rassemblement de la gauche italienne, de la plus extrémiste à la plus centriste. Parions sur combien de temps ça va tenir, tout ça, s'ils se retrouvent au pouvoir...), et puis, ils se retrouveront aux rennes d'un pays où il n'y a plus un rond dans les caisses. Et pour cause, en Italie, Berlusconi est bien un des seuls à avoir du fric. oui, parce qu'en France, c'est vrai, il y a beaucoup de chomage. En Italie, il y en a moins. Bon, par contre, tu peux te voir proposer un poste de secrétaire de 39h par semaine pour 700 euros. oh, bien sûr, il y a un salaire minimum, en Italie, faut pas croire, ce sont pas des barbares. mais bon, vu que de toute façon, il s'agissait d'un travail au noir... Bref, le vote du 9 avril se résume finalement à un pour ou contre Berlusconi. En sachant le genre de problèmes engendrés par les votes "contre" une personne (voyez, ça nous a donné Chirac). Mais quand même... Un journaliste écrivait dans la Repubblica quelque chose comme "nous acceptons les larmes, le sang, nous acceptons le malheur...tout mais pas le ridicule". Oui, amis italiens, ça c'est sûr que si vous élisez trucmuch, vous serez la risée de tous en Europe. Et là, même moi, Sel, j'aurai du mal à vous défendre, avec la meilleure volonté du monde. bande-son :Gollum's song humeur : par terre à la moindre broutille, marre.
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Simplement
J'ai retrouvé par hasard cette citation que j'aime bien. elle est si simple, et pourtant: "Juger, c'est montrer que l'on n'a pas compris". Elle est de Malraux, comme quoi, il faudrait quand même que je retente de lire l'Espoir...
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Tourismons un peu
C'est vrai, quoi, avec tout cela, ça faisait longtemps, et c'est mal. Parlons peu, parlons le moins mal possible. On va commencer par le tralala inévitable, hein. Alors, nous allons causer d'Ostie. Non, pas hostie, ça a aucun rapport, ça sert juste à faire un jeu de mot stupide. Désolée. Ostia, c'est l'ancien port de Rome. Maintenant, c'est son aéroport (en fait non, parce qu'un aéroport en ville, ça se fait pas, mais bon, ça faisait bien, de dire ça. Fiumicino, c'est juste à côté, en fait. Voilà.). mais ça revient au même. Le neuf comme le vieux, c'est (c'était) des boutiques avec des gens dedans qui vendent des choses. Bref. Ostie, donc, est composée de deux partie : il y a Ostie et Ostie. Euh, le Lido et Ostia Antica. Bon, le Lido, c'est la ville neuve au bord de la mer, près d'une plage sale qui sert aux Romains à respirer le moins mauvais air de pollution que dans la Ville en elle-même. Pas de quoi fouetter un chien. En même temps, qu'est-ce qui mérite de fouetter un chien, hein? Non non, même s'il fait une crotte sur le trottoir, ça ne mérite pas le fouet. Bon. D'accord, mais juste un coup, hein, et pas trop fort. après, ça va faire du bruit et les gens vont râler (comme toujours, je sais, oui) Bref, je disais quoi, moi, encore? Ostia Antica. Alors voilà. Au temps des Romains (c'est plus simple comme ça), le fleuve Tibre avait un certain cours. Comme tout fleuve qui se respecte. Et promis, le Tibre, il se respecte. Il est sale, mais le pôvre, c'est pas sa faute, respect, donc, hein. Mais l'histoire fait parfois des tours étrange, et ce cours a bougé. Comme ça. Plouf. Et donc, la belle ville qui était à l'embouchure du fleuve, le fameux port ostiense (ostiense, ce sont les habitants d'Ostie), ben elle s'est retrouvée sans eau. ce qui, pour un port, est un peu ballot, vous me l'accorderez. Du coup, les gens, pas ballots, eux, sont partis. Avec armes et bagages. Mais z'ont laissé leurs maisons. Après, la neige (uh uh) et les intempéries ont fait le reste. Les archéologues, aussi. Ostia Antica aujourd'hui (elle était pas Antica à l'époque, hein, je précise. Elle avait même un nom romain à elle, enfin, je pense, que vous allez vous faire un plaisir d'aller chercher, je n'en doute pas), c'est d'une part un village sympa, et d'autre part une très grande aire archéologique. Quand on est une bonne mauvaise touriste comme moi, c'est avant tout un parc où se balader, hein. Me voilà donc pouf pouf pouf partie voir la mer et revenue ayant (re)vu cet endroit ma foi fort agréable. Sans guide ni rien, parce que les Romains antiques, sont rigolos, mais bon, faut pas pousser. De toute façon, y'a des panneaux très bien faits, et toc.
Le site est très italien sur un point : on peut aller (presque) n'importe où. Pas de barrières. On se retrouve donc vraiment à se balader au milieu des ruines envahies par dame nature, parmi les petites fleurs bleues, dans le calme (relatif) laissé par la voie grande vitesse d'un côté et les touristes jacassant de l'autre. Pis les petits zoziaux. Non, c'est vrai, il y a de vrais endroits de calme, parce que bien sûr, les touristes, la plupart du temps, ils suivent sagement les indications, vont voir les "hauts lieux" (le théâtre, le forum, toussa), et n'osent pas entrer dans les anciennes petites rues, où les anciennes maisons sont pleines de verdure propre à la lecture et à la méditation (j'adore décidément ce genre de paysage, mélange de constructions humaines et de verdure. Oui, je sais, c'est très romantique (au sens historique du terme) mais j'y peux rien, hein). bon, il faut dire aussi que j'y étais à l'heure de la sieste, alors tout le monde (moi comprise) dormait dans un coin, je suppose. Ou plutôt, s'agglutinait dans l'unique bar du parc, parce que forcément, c'est surtout des étrangers, qui viennent là, relativement peu d'Italiens (en proportion, du moins (dans le bar en question, z'ont pas été foutu de me servir un caffè sous prétexte qu'ils n'avaient pas la monnaie sur 10 euros. N'importe quoi. M'en fous, j'ai quand même utilisé leurs toilettes, non mais) Dites, j'ai encore perdu le fil de ce que je disais. Ouais, moi je perds même les fils qui n'existent pas. Alors imaginez quand il y en a vraiment un...
Au passage, les mosaïques valent le détour. Et même de monter l'escalier pour les admirer du dessus. Je suis une sportive de haut niveau, moi, hein, une endurance à toute épreuve, et donc, je peux même monter les escaliers. Et les archéologues ont sans doute voulu prouver que les Antiques étaient bien des humains : il y a même les latrines publiques. C'est marrant, à voir, et j'ai regretté de pas avoir d'appareil photo, pour une fois. Enfin, pas que pour ça, d'ailleurs.
Le tout, pour la somme modique de deux billets-de-train-qui-sont-les-mêmes-que-pour-le-métro (Ostie, en fait, ça fait partie de la commune de Rome (mais il y a trois quart d'heure de train. et ne dites pas "bah, comme le RER parisien (parce que bon, le RER, c'est plus cher, et d'une, et de deux, on voit pas un arbre sur le chemin. Là, si, y'a même des étendues de verdure. Et toc))), et d'une entrée aux scavi (les ruines), réduite pour moi (c'est la dernière année, après, je serais vieille bouuuuh). Et moi, j'étais bien fière de la pause que j'ai su m'offrir (oui, on est fier de ce qu'on peut, désolée)
(pour les photos, je vous laisse visiter le site d'Ostia Antica, il y en a pas mal, même si pas forcement terribles, selon moi)
Humeur : en sandales. Bon, la mer est encore un peu fraîche (elle l'est toujours pour moi, de toute façon), mais j'ai quand même trempé les orteils, parce que sinon, c'était pas drôle. Bande son : Che ne sai di un campo di grano, comme dirait Battisti, Lucio, même, de son prénom.
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"Quelque chose chez ce garçon donnait la chair depoule, se disait Nonroid. Sa façon de vous regarder quand vous parliez, comme s'il vous écoutait." "Fri'it savait par expérience que les idées véritables et incontestables, telles que la sagesse et le jugement ineffable du grand dieu Om, paraissaient si obscures à beaucoup de gens qu'il fallait les tuer avant qu'ils comprennent leurs erreurs, alors que des notions dangereuses, nébuleuses et bornées exerçaients une telle attraction sur eux qu'ils allaient se cacher dans les montagnes. (...)Ils préféraient mourir plutôt que de céder au bon sens. Fri'it avait compris très jeune le bon sens. Il avait compris que c'était de ne ps mourir." [contexte : un homme avec un plateau essaie de vendre des gâteaux. Nous sommes sur la place d'un temple]"La femme jeta un coup d'oeil au plateau -dites, il y a des mouches partout! -des raisins secs, madame -Pourquoi ça s'envole, alors? L'homme regarda son plateau. Puis il releva la tête vers la femme. -Un miracle! s'écria-t-il en agitant les mains d'un air théâtral. le temps des miracles est venu!" Je ne vous ferais pas l'injure de citer l'auteur tout ça, hein. Si vous savez pas, j'en profite pour faire de la pub et vous inviter à lire quelques unes des notes de cette page, le nom y est quand même on ne peut plus fréquent. Bon, et sinon, je viens de me rendre compte avec stupéfaction qu'un blog que je lis souvent et à qui j'ai même piqué des photos, celui de Le Plume n'est pas dans la liste des liens. Je répare cette injustice flagrante, et pour la peine, je le mets même en lien dans la note. Ouais, c'est dingue, non? humeur : ça a une humeur, une loque? musique : lacrime di pioggia
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