Je sors de mon retranchement pour signaler aux 4 personnes qui passent encore ici que si jamais ils voulaient poster un commentaire ça va etre impossible désormais (marre des spam qui trainent partout)
Donc maintenant (en attendant l'ouverture prochaine de mon nouveau blog)
http://marmotte.deviantart.com
y a mon mail la bas pour ceux qui veulent.
Depuis vendredi dernier :
- six mugs de thé par jour : soit
Homer Simpson, soit Hymne du Canada (version originale et version française)
- quatre heures de sommeil par
nuit en moyenne
Je ne travaille que dans l’urgence,
impossible de travailler plus tôt que 4 jours (ou moins) avant la date butoir.
Alors je dors plus pendant une semaine, je prends thé sur thé, j’oublie de
sortir de mon appartement, je ne sais plus quel jour nous sommes, ni quelle
heure il est. Je descends les quarante huit marches pour sortir, uniquement
pour aller en cours ou pour acheter du pain que je mange sans rien, vu que le
frigo est vide et que je n’ai ni le temps ni l’envie de le remplir.
My beautiful demon
Depuis onze heures ce matin, je
suis en vacances. Pour une semaine tout d’abord, puis une semaine de cours
intensifs pratiques qui, je l’espère, va être très instructive, et ensuite encore
deux semaines de vacances.
Weight of the world
J’ai du écrire environ neuf mille
trois cent cinquante quatre mots en une semaine sous word. Plus de trois mille
deux cent vingt cinq ont été rendu, deux mille sauvegardés sur le disque dur
(pour la suite de Charlotte) le reste supprimé. Oui, j’écris des textes hors
cours pendant mes périodes de rush de partiels… Ce n’est pas très intelligent
mais que voulez vous ?
Trembling around
Je vais essayer de dormir un peu.
Quand même. Parce que peu de repos depuis mi décembre, à force, on a l’impression
d’être dans un monde parallèle, les distances et les sons ne sont plus les mêmes.
Oui les vacances ont été fatiguantes, le retour éprouvant, les partiels…
achevants.
I’m not dead…
Et puis après le repos, il va y
avoir le tri de mes photos, le lancement de pas mal de projets, dont deux
sites, et des courts métrages, sans compter les séries de photos.
Et puis je vais voir pas mal de
concert aussi, Encre, hopper, Jack the Ripper, Fingerless, Syd Matters, Rhesus,
Mandsfield Tya, Flying pooh, mr lab…
Milano
je vais parler anglais et espagnol, enfin je vais essayer. Je vais apprendre
des mots d’italien, et je vais revoir des gens que je n’ai pas vus depuis une
éternité…
ce blog après la migration. Cette note sera la dernière vraie note sur cette plateforme.
Je remercie tous les gens qui sont passés, même ceux qui n’ont jamais commenté,
je remercie les quarante deux personnes sur 20six qui m’ont mis en favoris. A bientôt, ici ou ailleurs...
Pour ceux qui veulent me suivre
ça sera ici : http://marmotte.deviantart.com
Bande son de ces derniers jours (album - artiste) :
Ladies first - Jack The Ripper : [x]
My beautiful demon - Ben Christophers : [x]
Howl - Black Rebel Motorcycle Club : [x]
Shell home - Cellar Door : [x]
Yes, you're dead - Hitchcockgohome : [x]
Takk - Sigur Ros : [x]
the incomplete.EP -Staircasewisp : [x]
il parait que j'ai un an de plus...
allons donc..
ca se saurait..
BONNE ANNEE A TOUS !
Et merci à certains!
Probleme d'inspiration, ce que je fais sur la derniere partie ne me plait pas actuellement, on verra à la rentrée.
J'pars quelques jours chez mes parents et à Toulouse pour les vacances.
Histoire de bosser, me reposer, préparer quelques projets, voir mes
parents, bien manger, et feter noel, mon anniversaire et la nouvelle
année.
Pour vous faire patienter, j'vous mets une de mes premieres photos argentiques.
Passez de bonnes fetes, et à l'année prochaine.
Je l’ai revue une fois pendant ces
deux années. C’était en novembre. Je marchais vers le centre Bosquet quand on
m’a touché l’épaule. Je me suis retourné et j’ai failli tomber en la voyant. On
s’est regardé, enfin elle m’a regardé, je l’ai scrutée, détaillée pour être sur
de ne pas avoir une hallucination. Elle avait une mine affreuse, comme si elle
avait passé plusieurs jours sans manger ni dormir. Elle m’a juste dit :
« J’ai besoin de toi ». Elle s’est jetée dans mes bras. Je crois que
j’ai pleuré.
On est parti chez moi sans
parler, je ne pouvais rien dire et elle ne voulait rien dire. On est monté dans
mon appart, j’ai pris son manteau, son petit sac de voyage et sa valise à
dessin, elle s’est avancée et s’est effondrée sur le lit. Elle a dormi deux jours
sans s’arrêter, j’ai passé deux jours à la regarder, lorsque moi-même je ne
dormais pas. Je crois qu’elle s’est réveillée lorsque je dormais sur la chaise,
la tête sur les genoux. Elle a pris une douche très doucement, elle est sortie
et est partie chercher les croissants et les chocolatines. Elle n’a eu qu’à
traverser la rue pour ça. J’ai ouvert les yeux quand elle a passé une tasse de
chocolat chaud sous mon nez, en m’embrassant le front. On a déjeuné en silence
sans trop se regarder, par peur de l’autre. Elle a encore une fois fait le premier
pas et m’a embrassé avant de me jeter sur le lit et de venir sur moi. J’étais
pétrifié. C’était trop d’un coup, la retrouver et lui faire l’amour sans avoir
échangé le moindre mot, mais je n’ai jamais pu lui dire non. On a fait l’amour
plusieurs fois. Au début, elle a mené la danse et finalement j’ai plus servi de
jouer qu’autre chose, c’était très bizarre, très bestial. On a recommencé
doucement, amoureusement. Je me suis demandé pendant quelques secondes comment
elle avait pu me quitter, cette fille était amoureuse de moi, c’était clair. Ou
alors je ne comprendrai jamais rien aux femmes. Oui, la deuxième solution doit
être la bonne quand j’y repense. Charlotte m’a adressé la parole en fin d’après
midi. On était dans mon lit, elle en partie sur moi, la couette la recouvrant
jusqu’au milieu du dos, ses cheveux noirs tombant sur ses épaules. Elle jouait
avec ma barbe. Je n’avais pas amorcé le moindre début de conversation, nous
avons même fait l’amour sans parler. Et là, le barrage s’est vidé. Elle m’a tout
raconté.
Tous les pays qu’elle a visité,
tous les problèmes qu’elle a rencontré, les gens, toutes les merveilles du
monde, la beauté de la nature. Elle avait déjà visité 10 pays depuis le début
de son voyage. Elle me donnait tous les détails, hôtels, restaurants, soirées,
visite, avion, maladie, problèmes en tout genre. C’était beau. Et elle finit
par ses amants et amantes. Je n’ai jamais eu si mal au cœur. Elle, que je
venais de retrouver alors que je pensais l’avoir perdue, me détaille absolument
toutes ses aventures amoureuses, sexuelles plus ou moins sales d’ailleurs.
C’était comme la perdre à nouveau. Elle disait ça de sa petite voix douce et
chaude et moi j’écoutais sans pouvoir l’arrêter, le cœur au bord des lèvres,
l’estomac jouant aux montagnes russes. J’ai jamais su lui dire non ou stop.
Elle en profitait et là encore plus qu’avant, comme si ça l’amusait. Aucune
lueur d’amusement ou de vice dans son regard, juste du souvenir, un regard
vague, un peu humide. Quand elle eut fini, je me suis levé, j’ai enfilé un
pantalon et j’ai mis Spanish Caravan dans le lecteur. Histoire de me finir en
beauté.
Elle est repartie une semaine
plus tard. Sans un mot. On a beaucoup fait l’amour, peu parlé, on s’est
beaucoup regardé aussi, moi pour la garder en tête, sentant qu’elle allait
repartir.
C’est après son départ que je me
suis mis un grand coup de pied là où il faut. J’ai arrêté la drogue et j’ai
diminué l’alcool. Et j’ai pris une des décisions les plus importantes de ma
vie : arrêter de perdre mon temps à Pau à ne pas aller dans des cours
inintéressants et décider de mon avenir.
Peur de cet avenir, première et
seule dispute avec mon père, courage et inconscience. En fait ce projet m’a
permis d’oublier Charlotte. Ou presque.
J’ai envoyé l’IUT se faire voir
bien gentiment, j’ai juste fini l’année avec un peu de sérieux. Je ne suis même
pas allé voir si j’avais mon diplôme ni récupérer mes notes. Toute ma tête
était vers Paris. Déménagement, inscription, premiers cours, premiers concerts,
rencontres, coup de cœur, admiration, musique, photographies, films…
Charlotte est
arrivée dans ma vie y a cinq ans maintenant. On s’est rencontré à Pau, on
prenait le même bus, à la même heure, au même endroit. Un de ces arrêt de bus,
sans abri et très peu utilisé, dans une petite rue pas très fréquentée. On
était les deux seuls à utiliser cet arrêt, à cette heure. Au début, c’était juste
un bonjour et chacun essayait tant bien que mal de se réveiller. On a commencé
à se parler vraiment quelques semaines après mon arrivée lorsqu’elle m’a prêté
un bout de son parapluie, un jour d’averse. J’étais aussi trempé que si j’avais
pris un bain tout habillé. On a discuté, on entendait les gouttes tombaient sur
la toile, le bus est arrivé et nous sommes montés dedans sans arrêter la
discussion. Elle s’est poursuivie jusqu’à son travail. Une boite de design si
mes souvenirs sont bons, elle travaillait uniquement pour avoir le temps de
dessiner à coté. Un travail à mi temps qu’elle avait démarré juste après avoir
arrêté les Beaux Arts.
Le lendemain
elle m’invitait à boire le thé chez elle. Au final, je n’ai rien bu qu’elle,
ses paroles son sourire, ses gestes, son univers, son appartement, sa vie.
J’absorbais tout d’elle. Je suppose qu’elle s’en est aperçue et qu’elle en a
joué.
Je n’ai pas dormi cette nuit là,
je ne suis pas allé à la fac le lendemain, ni le jour suivant. Je suis resté
chez moi, dans mon lit. Pas de musique, pas de télé, ni de radio. Je voulais
garder ses mots, ses gestes, son visage, sa jolie nuque et ses mains le plus
longtemps possible. J’ai essayé de garder les yeux fermés pour ne pas être
dérangé par les « nuisances » extérieures.
Elle m’a appelé le soir du
deuxième jour. Pour prendre de mes nouvelles, disait-elle. Au téléphone sa voix
paraissait encore plus douce et plus chaude qu’en vrai. Elle me réinvita pour
dîner, le lendemain soir. Invitation acceptée, bien évidement. Je ne sais pas
trop comment tout s’est déroulé mais je n’ai pas dormi dans mon lit cette nuit
là. En fait, je ne sais pas trop comment se sont déroulées les semaines qui ont
suivi ce soir là. J’étais sur mon petit nuage, bien haut dans le ciel en train
de ne pas voir que le monde tourne, et surtout de ne pas voir que j’y étais
seul.
Je suis tombé trois mois plus
tard. Dans un gouffre très, très profond.
Elle m’annonçait qu’elle me
quittait et qu’elle quittait aussi le pays. Elle voulait faire le tour du monde
pour le dessiner. Du jour au lendemain plus de Charlotte. J’ai donc continué de
ne pas voir le monde tourner, mais d’en bas cette fois. Pendant les deux années
qui ont suivi, je n’ai à peu près rien fait de bien. J’ai essayé de l’oublier
dans la drogue, ça n’a pas marché, dans l’alcool, ça m’a plus ruiné qu’autre
chose. J’ai essayé de trouver quelqu’un d’autre. Elles étaient toutes fades.
J’ai essayé dans l’insomnie forcée. Dans la musique et les soirées. Rien n’y
faisait. Parfois, je retombais sur un de ses dessins qu’elle avait faits dans
mon appartement, la plupart me représentant d’ailleurs, des croquis qu’elle
prenait quand j’essayais de travailler, chose quasi impossible quand elle était
à coté de moi. C’était bizarre cette manie qu’elle avait quand elle dessinait,
il lui fallait absolument un morceau des Doors, Spanish Caravan en général. Je
ne sais pas combien de fois j’ai écouté cette chanson avec elle pendant qu’elle
jouait du crayon sur son bloc, sa mèche brune tombant sur son nez. Souvent elle
était en tailleur, parfois assise avec le bloc vertical posé sur ses genoux. A
coté d’elle sa trousse, en général à sa gauche, et la bombe de laque pour fixer
le dessin. Je pense que c’est dans ces moments là que j’étais le plus
amoureux. La voir en train de faire naître une image, voir sa nuque si
belle, ses cheveux retenus par un pinceau, ses bras et ses mains s’activant sur
le papier, et ses jambes… quelles jambes !
