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Rêve
Rêvé la veille d'un rendez-vous récent: J'arrive au lieu du rendez-vous. Ce n'est plus cette maison de ville à 1 étage mais un immeuble plus haut. Plus de salle d'attente ouatée et silencieuse. Une porte avec un code secret à composer. Des gens qui passent. Je compose miraculeusement un code ( => j'ai le code) et la porte se dévérouille. J'entre et me trouve directement dans une grande pièce d'habitation en désordre, et des gens sont là et accaparent bruyamment mon Rendez-vous ( => toutes ces personnes représentent les différentes facettes de ma personnalité, et effectivement, toutes en même temps ça fait du bruit). Qui n'a pas une minute pour moi. Et qui semble d'ailleurs m'avoir complètement oubliée (=> elle s'intéresse aux autres moi). Alors je fais demi-tour, la tête pleine de questions: me suis-je trompée?... (=> des questions donc des réponses). |
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Emotion de l'instant
J'arrive ici pleine d'émotions à la sortie de mon dernier coaching, moins bouleversée par ses enjeux que par la confiance que le client m'a renvoyé... Tu vois* c'est précisément là que je suis en harmonie : lorsque ma présence les (ré)conforte ou mon silence fait jaillir leurs mots pour qu'ils soient nommés, lorsque je perçois que le client change son angle de vue sans pour autant changer d'opinion, parce qu'il se décale juste un peu...et que ça lui fait du bien! L'émotion n'est pas retombée car sans doute la situation a-t-elle touché quelque chose en moi. Pour l'heure je ne suis capable de rien de plus que d'explorer cette corne d'abondance et de m'en ouvrir. ----- * si "tu" te sens concerné(e) par cette note, c'est bien à toi que je m'adresse... |
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Danse du sommeil
Ces temps derniers il fait nuit le jour et jour la nuit Ô nuit qui me regarde redonne-moi le sommeil enfui |
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Memo discrèt... quoi que...
Un truc ou deux, que je note avant d'oublier, à faire absolument* : - Vivre ma vie (et non passer à côté en me noyant dans des trucs urgents mais non essentiels; c'est Ma vie pas celle des autres, bon sang! aucune raison de la bacler, même pour rendre service, hein?) - Etre là (et non rêvasser à demain ou au lendemain ou au jour d'après, ou encore me perdre dans mes souvenirs ou pire, dans des hypothèses farfelues commençant par "et si ma tante en avait...?") * sinon franchement je n'aurai rien compris ! D'ailleurs la dernière fois je n'avais rien compris : je n'ai pas du y croire assez fort, au fait que je risquais de mourir. Je n'ai pas eu assez peur. J'ai oublié que je suis une rescapée... juste pour ne pas sortir du lot ? (quoi j'ai eu honte d'avoir été malade?! ben oui...) Eh bien puisque nous sommes là entre nous bien tranquilles, je peux bien l'avouer : je m'en fous grave de rentrer dans le moule. Je m'en tape! Je fais juste plaisir d'habitude, et aujourd'hui, là tout de suite, ça me barbe. Ca y est j'ai disjoncté des neurones. Ca fait du bien. Oui j'en avais besoin. Alors excusez ça pourrait peut être durer un peu. |
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Question
Le bonheur des uns contribue-t-il au malheur ou au bonheur des autres ? Ajout du 30 septembre : Cette question résume une autre note beaucoup plus longue dans laquelle je parlais de mon petit frère : celui qui a quitté fâché la maison de mon père sans diplôme ni sou en poche, qui vit dans un mobil'home chez sa copine mineure, qui aimerait bien reprendre le lycée un an et demie après en être parti, mais se laisse décourager au moindre obstacle, et qui reste sourd à toutes les tentatives de communication des uns et des autres. J'enrage de ne pouvoir le soutenir, et de tomber à chaque appel sur cette messagerie stérile. J'ai comme l'impression d'avoir les mains liées, alors que.... alors que je sais que je peux au moins parler avec lui et lui dire les mots qu'il ne voudra peut être pas entendre mais que je ne peux taire!!! Oui chacun est responsable de sa vie et lui aussi, à 19 ans, doit apprendre cette leçon. Dans mon douillet petit bonheur du moment, le savoir en situation précaire m'insupporte. C'est pas vraiment que je culpabilise, plutôt que je suis d'autant plus en mesure de lui apporter du réconfort. L'énergie qui me porte pourrait le porter lui aussi, un peu. Et en même temps une petite voix intérieure me souffle le mot "illusion". |
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Famille, distribution des rôles
Ce week end ma maman et son compagnon viennent voir notre maison pour la première fois. Je me réjouis à l'avance de leur visite, rêvassant aux petits plats que je vais mitonner, aux sourires sur les visages. J'aimerais aussi que le plus jeune de mes frères profite du voyage mais pas moyen de le joindre pour l'instant. Je ne sais même pas s'il a repris le lycée. Voilà 1 an et demie il a quitté le lycée en démissionnant. Depuis il a galéré puis a suivi des cours de remise à niveau auprès de l'AFPA. Cette rentrée est pour lui la dernière chance de réintégrer un cursus scolaire et c'est ce qu'il souhaite. Mais il faut des sous et il n'en a pas. Mon père lui a raccroché au nez à chaque fois qu'il l'a appelé.... Revenons un peu en arrière : Il a quitté le domicile de mon père voici 2 mois, faché contre tout le monde : mon autre frère et sa famille s'y sont en effet installés il y a 6 mois, d'abord provisoirement, ayant perdu leur location à la suite de dégats des eaux, puis, l'entreprise de mon frère ayant du mal à décoller, ils y sont restés, le temps de restaurer une maison de mon père située juste derrière chez lui pour l'habiter. C'est difficile de gèrer une maison de 5 personnes quand on ne sait pas imposer de règles. C'est malheureusement le cas pour mon père, qui très vite dépassé par les évènements, n'a pas su poser les limites d'une vie à plusieurs. Enfin c'est ce que je soupçonne car, de loin, je ne peux me faire qu'une idée d'ensemble. Des conflits sont nés. Se sont reproduits. Mon père, heureux de retrouver l'aîné de ses fils, a focalisé tout son intérêt sur lui, délaissant peu à peu le plus jeune, qui s'était habitué à capter toute l'attention. Et mon petit frère est parti de la maison, reproduisant (là encore c'est mon interprétation) le seul schéma qu'il connaisse dans ce genre de situation, à savoir la fuite. Dans le fond et la forme, puisqu'il est apparemment parti en douce. Difficile de juger cette délicate situation. Je m'y refuse depuis le débu. Je me contente de faire entendre aux uns et aux autres qu'ils devraient prendre du recul et pardonner. Car dans un jour, un mois ou un an, je sais que ce sera un souvenir, mauvais certes, mais souvenir tout de même. Et la vie ne s'arrête pas à ces broutilles qui empoisonnent une fois encore la vie de toute une famille. Je me bats contre leurs non-dits depuis des lustres et c'est pour ça qu'ils m'écoutent. Accessoirement c'est aussi un rôle que je ne voulais pas jouer, parce qu'usant, mais également gratifiant sous certains aspects; enfin de toutes façons pour ça il est trop tard. M'en fiche, ce week end j'aurai ma mère et j'en suis bien contente. Si ça se trouve c'est elle qui va me mijoter de bons petits plats et moi je la regarderai faire, comme quand j'étais petite. Qu'il est étrange de penser qu'en d'autres temps le rebelle c'était moi et l'ennemi c'était elle. |
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