Sunset
Bonne nouvelle!

Une nouvelle tellement attendue, tellement cachée...

Je viens de passer 4 mois et demie dans la crainte de perdre le bonheur qui m'était offert, accumulant angoisses, refus d'y croire, peur de la catastrophe, etc.

Heureusement tout va bien et je peux annoncer, certes tardivement, que je suis enceinte. Tardivement car j'en suis à la moitié. Il y a donc, et c'est incroyable, un petit être humain installé dans mon corps depuis janvier, qui grandit jour après jour, m'a déjà fait prendre 4 kg, eh oui, et favorise des sautes d'humeur hallucinantes.

Je suis heureuse et ai encore du mal à y croire !

Voilà

2.6.09 14:21


Sans toît mais avec un taff !

Dès le lundi j'ai présenté la situation de mon protégé à un groupe d'employeurs. J'ai eu une proposition d'une entreprise pour une mission de ramassage de poubelles, si toutefois il réussissait les tests.

Une personne de mon réseau m'a également mis en relation avec une entreprise à laquelle j'ai pu faxer son CV pour un boulot physique.

J'ai contacté son assistante sociale, ai échangé avec une personne qui l'aide à mettre en place les démarches sociales, ai gardé contact avec lui pour le mobiliser sur la recherche d'un logement...

Puis Noël est arrivé, suivi de longues semaines de silence. Et, avec, ce froid que vous avez tous ressenti. J'ai souvent pensé à lui en voyant le thermomètre descendre au dessous de - 10°C.

Lundi, le jour de notre rdv est enfin arrivé et... il n'est pas venu! Inquiète, je lui ai laissé un 1er message. Il n'a pas répondu.
J'ai alors appelé l'entreprise qui m'avait proposé la 1ère mission, celle de ramassage, et ai appris qu'il avait réussi les tests et effectué une mission.
C'était déjà ça! Saut qu'il n'est jamais venu chercher sa paie! Alors j'ai imaginé le pire.

Au 2ème appel, j'ai entendu un bruit de fond. Au 3ème il a décroché, et ce qu'il m'a dit m'a plongé dans un état de joie que vous n'imaginez même pas: il venait le matin même de démarrer un contrat de 3 mois dans l'entreprise où j'avais faxé son CV!!! (avec possibilité de cdi).

J'en ai été véritablement émue, et j'entrevois déjà ce que cette entrée d'argent à venir peut représenter pour lui... Mais pour que ça marche ça ne doit pas s'arrêter là : j'ai donc appelé son employeur pour mettre en place une médiation afin de faciliter son intégration et son maintien dans le poste...

J'ai voulu vous raconter cette tranche de vie telle que je l'ai vécue parce que je la trouve porteuse d'espoir, et comme tout espoir il doit être nourri.

Je vous souhaite à tous la meilleure année 2009 possible! Qu'elle soit pleine de moments au moins aussi magiques que ceux-ci.

16.1.09 22:32


Sans toît sans taff

Il arrive vendredi dans mon bureau, à l'heure comme toujours. Je lui demande s'il a bien effectué les démarches que nous avions convenu. Non, pas toutes parce qu'il est occupé avec sa recherche de logement. Je m'étonne: n'habite-t-il pas chez un ami? Non, il y reçoit juste son courrier mais ne peut plus y habiter car la femme de son ami a eu un bébé. Mais où est il logé, du coup? Nulle part. J'apprends qu'il est dans la rue depuis des mois. Là, il vit sous une tente...

Mon boulot c'est d'aider en matière d'emploi. Mais il y a des limites, n'est ce pas? A-t-il un référent social? c'est à dire qu'il est en attente d'attribution, vu qu'il n'habite nulle part. Connait il les organismes d'hébergement que je lui indique? sa liste est plus longue que la mienne, et il a déjà tout éclusé. J'appelle à l'aide mes collègues et nous nous déployons pour identifier toutes les pistes possibles. Au final il repartira avec 2 n° de téléphone... et aucune certitude.

Quant à l'emploi, c'est la dèche. (quelques offres pour lesquelles il lui faudra une bonne dose de chance). Il y a quelques mois, pour des personnes non qualifiées, ne sachant ni lire et écrire, mais pouvant offrir leur force de travail, il y avait des offres. Aujourd'hui, les missions intérimaires fondent comme neige au soleil dans les entreprises, qui du fait de la situation économique sont prudentes et finalement embauchent également moins pour les fêtes.

J'entends souvent les gens qui ont un travail dire: il y a toujours une solution, quand on veut bosser on peut. Ou bien certains employeurs s'étonner du nombre de postes non pourvus. Certes... sauf que pour des gens qui n'ont pas de moyen de locomotion, voire pas de permis, ne parlent pas la langue demandée, voire le français, n'ont pas l'expérience requise, les quinqua, pour ne pas dire les sexa qui ont besoin de bosser parce que n'ayant pas assez cotisé, les cassés physiquement, ceux qui ont besoin de postes adaptés, et tous ceux qui ne relèvent pas d'un contrat aidé et ont tout de même besoin de travailler d'urgence... et tous ceux que j'oublie... c'était déjà dur il y a quelques mois mais là... c'est au delà.

J'ai son CV dans mon sac, au cas où, et je parle de lui, même si mon rôle est sensé d'arrêter à la porte de mon agence. Je suis choquée de le savoir sans toît, même si je sais que le public dont je m'occupe est particulièrement concerné par la misère. Comment oublier cela, tandis que je fais les boutiques pour Noël ou que je me réchauffe près du feu? Comment faire juste mon travail ?? Lundi je présente sa situation à un groupe d'employeurs... et ô comme j'aimerais qu'un réseau se crée!

14.12.08 09:44


Je préfère les contes de fée

J'aime bien les fins heureuses et la mort de l'héroïne de l'Elégance du hérisson m'a sidérée. Que la mort soit une fin logique et incontournable n'en fait pas nécessairement une nécessité quand il s'agit de littérature. Même si scénaristiquement c'est mieux vu que c'est la fin définitive de quelque chose que le personnage a vécu.
Attention, j'ai beaucoup aimé ce livre et me suis délectée de ce personnage caché (en même temps je me demande à quoi bon se cacher? je veux dire se cacher à ce point là?) et ai adoré son parcours et le regard qu'elle porte sur elle-même.
J'imaginais bien l'héroïne se révélant, les poils du hérisson seraient tombés, découvrant la bête telle quelle, s'assumant et supportant le regard des autres. Au lieu de cela, tragédie, le destin nous arrache cette personnalité avant même qu'elle puisse montrer au monde qui elle est, et moi, lectrice, qui connais sa vraie nature, suis frustrée de cette fin là. Je me dis: trop tard?
Je préfère les elliptiques "et ils vécurent heureux" finalement car je mets derrière ce que je veux.

10.12.08 18:18


On dit quoi quand on revient chez soi ?

Que ça sent le renfermé et que ça serait bien d'aérer un peu?

Oui. Là, en effet, on peut dire que j'ai pris le temps de la réflexion, le temps de...

Le temps de faire la paix avec ma famille, de m'épanouir dans mon travail, de faire les choses différemment, de m'affranchir de certaines des limites dont je n'avais pas encore réussi à me dévêtir, de traverser de nouvelles frontières. Le temps de parler, de creuser au fond de moi, juste pour aboutir à ce point d'équilibre précaire, cette prise de conscience de moi, pour oublier toute clairvoyance en me perdant dans de nouveaux challenges, puis de m'en souvenir à nouveau. Le temps de vivre à fond. Le temps de comprendre il y a quelques mois de cela que je vais bien et que je suis heureuse...

Si en neuf mois j'ai accouché d'un nouveau morceau de moi, une chose est sûre: à me relire je me trouverai toujours aussi obscure. Ici c'est toujours l'excitation et la crainte absolue d'être découverte. Ici se rencontrent et s'affrontent goût du secret et publicité totale. Mélange bizarre, certes.

Enfin, je suis là. Je suis passée parfois, j'ai erré en me disant que je n'habitais plus là, tout en sachant que je reviendrais. Je ne le savais pas avant de démarrer cette note.

Ce soir je visionne Profit, une série qui m'a fascinée il y a 10 ans en VHS et que je viens de m'offrir en DVD.

7.12.08 22:42


En vacances

Un mois et demi de silence. Mais qu'ai-je bien pu faire depuis mon dernier passage? Je me le demande...

Janvier a été un mois de sérénité retrouvée. Ma mère est loin et semble se renfermer dans quelque chose que j'ignore et qui de toutes manières est hors de ma portée. Elle est passée au second plan de mon existence qui se poursuit malgré son absence. J'ai, volontairement ou non, commencé à tisser des liens avec ma famille. Mes frères, ma tante, mon père...

Je poursuis les rencontres avec ma thérapeute, rendez-vous qui commencent à me sembler luxueux: je culpabilise d'étaler mes pensées futiles, mes troubles superficiels car je ne parviens plus à accéder au fond. Plutôt que de creuser mes angoisses, je fais l'apologie de mes joies. Peut être que je me rassure avant de repartir à l'assaut. A moins que je ne me ferme. Ou que le courage me manque. En tous cas, comparés aux ravins à-pic descendus en novembre-décembre, mes chutes d'optimisme actuels, lorsque j'en traverse, ressemblent plutôt à la descente d'une collinette.

Février a été éreintant, entre le départ de 2 collègues dont la charge est répartie sur ceux qui restent, les changements institutionnels en cours, et plusieurs week-ends chargés à la suite, de nouveaux projets, les visites familiales... Heureusement les vacances ont surgi lundi et me voici dans un havre de paix, ce temple du repos et de la liberté qu'est la maison, entre une pile de bouquins (j'ai lu Antéchrista d'Amélie Nothomb et L'Amour du prochain de Pascal Bruckner, dont je parlerai dans une prochaine note), des travaux de jardinage (400 litres de branches et feuilles mortes ramassés ou taillés hier), et cet après-midi la visite d'une ancienne pépinière pour peut-être revenir avec des arbres !

20.2.08 12:40


Chat timide


Attention, vous êtes zyeutés !

8.1.08 22:19


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